
En 1986, un groupe de massothérapeutes fondait l'Association canadienne des massothérapeutes inc. En 1994, afin de s'ouvrir à d'autres approches corporelles, l'Association décidait de se transformer et devenait la Corporation des massothérapeutes et autres praticiens/praticiennes en approches corporelles inc. (CMAPPAC).
Faire pression auprès des divers organismes gouvernementaux pour la reconnaissance de la massothérapie est l’un des objectifs pour lesquels la Corporation est constituée, ainsi que plusieurs autres associations professionnelles en massothérapie. Pour ce faire, une première demande a été déposée en 1992 à l’Office des professions du Québec, mais elle fut refusée. En 1993, nous avons participé à la Commission parlementaire sur les thérapies alternatives, participation qui a grandement contribué à démontrer l’importance de la massothérapie au Québec. Par la suite, plusieurs négociations ont été entreprises avec le ministère de la Santé et des Services sociaux et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, mais en vain.
En 2005, c’est via le Comité sectoriel de la main-d’œuvre des services de soins personnels (CSMOSSP) que nous avons entamé de nouvelles démarches pour l’encadrement de la profession. Associations, employeurs, centres de santé et travailleurs se sont mobilisés avec une analyse contextuelle pour la création d’une norme en massothérapie. Nous nous sommes rassemblés afin d’élaborer un profil de compétences et uniformiser la profession autour de standards de pratique. Malheureusement, le gouvernement a refusé d’injecter les fonds nécessaires à la création de cette norme. Ce refus de répondre aux demandes du milieu repousse encore une fois la reconnaissance du gouvernement et, par le fait même, la protection du public.
Tous ces refus ont renforcé notre désir d’encadrement et pour ce faire, plusieurs associations professionnelles en massothérapie ont décidé de se regrouper. Ce regroupement d’associations en massothérapie (RAM) détient un code de déontologie commun et désire représenter la massothérapie au Québec afin de créer une force de négociation et un droit de parole valable pour le bien des massothérapeutes. La RAM rassemble aujourd’hui plus de 50 % des massothérapeutes et souhaite réunir toutes les associations professionnelles en massothérapie.
Aujourd’hui, c’est de nouveau avec le CSMOSSP que nous réitérons nos démarches avec une table de concertation en massothérapie qui, espérons-le, ouvrira une porte vers une reconnaissance de la massothérapie au Québec.
Soyez avisés et n’oubliez pas qu’une reconnaissance du gouvernement n’est peut-être pas en vue, mais que nous conservons le cap de façon à promouvoir les massothérapeutes du Québec.